Le Grünt Festival réunit les 30 et 31 octobre à la Grande Halle de La Villette, à Paris, plusieurs générations de la scène rap française et de ses courants hybrides. Parmi les artistes mis en avant cette année figure LinLin, venue présenter sur scène son premier album, Disco Inferno, publié en mai.
Une rappeuse entre Miami bass et culture manga
L’univers de LinLin se construit à la croisée de plusieurs références. La chanteuse du Val-de-Marne puise dans la Miami bass, les mangas, les films d’horreur et les atmosphères industrielles de la musique électronique. Son esthétique visuelle, dominée par le noir et des canines acérées, accompagne un projet qui s’écarte des formats les plus attendus du rap.
« Je suis une rappeuse dans l’âme »
Cette identité trouve sa place dans une programmation qui associe artistes confirmés et nouveaux visages. Le Toulousain Ino Casablanca, déjà invité du festival, y défend l’univers d’Extasiaaaaa, un disque où se rencontrent musiques caribéennes, chaâbi, dancehall et hip-hop.
Une affiche entre nouvelles voix et artistes installés
LinLin partage également l’affiche avec Jäde, connue pour ses textes crus dans le R’n’B français, ainsi qu’avec Saïf, Asfar Shamsi, Ben PLG et Kekra. Le festival revendique ainsi une lecture large des musiques issues du hip-hop, entre rap, R’n’B et hybridations électroniques.
- Événement : Grünt Festival
- Dates : 30 et 31 octobre
- Lieu : Grande Halle de La Villette, Paris
- Projet présenté par LinLin : Disco Inferno
Avec ce premier album et cette esthétique singulière, LinLin occupe une place à part dans une affiche consacrée à l’avant-garde du rap français. Sa présence inscrit Disco Inferno dans le temps fort parisien du festival, aux côtés d’artistes venus prolonger les frontières du genre.