Le laboratoire Claripharm, installé dans les Côtes-d’Armor, amorce une nouvelle phase de développement. Spécialisée depuis 2013 dans les produits d’hygiène intime féminine, l’entreprise bénéficie de l’entrée en vigueur du remboursement des protections périodiques réutilisables, notamment les culottes et les coupes menstruelles.
Un remboursement effectif depuis le 1er octobre
La mesure concerne les personnes de moins de 26 ans ainsi que les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire. Selon Les Echos, cette évolution a relancé les commandes adressées au laboratoire et aux pharmacies. Le dispositif était prévu par une loi votée en 2023, mais l’attente de ses décrets d’application avait retardé sa mise en œuvre.
« C’est enfin l’heure du changement d’échelle pour le laboratoire Claripharm »
Cette période d’attente a pesé sur l’activité de l’entreprise. Les commandes des pharmaciens avaient ralenti, conduisant Claripharm à réduire son organisation. Ses effectifs sont passés de 15 à 5 salariés, tandis que le site de Saint-Alban a été fermé.
Un recentrage dans les Côtes-d’Armor
Claripharm s’est recentrée sur son site de Pléneuf-Val-André, également situé dans les Côtes-d’Armor. Le laboratoire est sorti de sa période de redressement judiciaire en janvier 2026. L’entrée en vigueur du remboursement apporte désormais un nouveau débouché à ses produits réutilisables.
- 2013 : création de Claripharm ;
- 1er octobre 2026 : début du remboursement des culottes et coupes menstruelles pour les publics concernés ;
- 5 salariés après la réduction des effectifs, contre 15 auparavant ;
- recentrage sur le site de Pléneuf-Val-André.
Le changement de cadre doit permettre au laboratoire breton de retrouver une activité plus importante après trois années marquées par l’attente réglementaire, la baisse des commandes et la procédure judiciaire. Claripharm conserve son activité autour des protections menstruelles réutilisables, désormais intégrées à un dispositif de remboursement ciblé.